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 Voyage à Loches (RPs faits là-bas)

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Maryan
Vicomtesse
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MessageSujet: Voyage à Loches (RPs faits là-bas)   Jeu 17 Avr - 12:31

LOCHES:


Maryan a écrit:
Des heures et des heures de route longues, ennuyeuses, éprouvantes.
Le coche était confortable, mais une journée entière de transport vous rendait le fessier aussi dur qu’une poutre et les nerfs en pelote.
La Vicomtesse en sortit soulagée, heureuse d’être enfin parvenue en la petite ville de Loches, d’où elle avait gardé d’excellents souvenirs depuis son dernier voyage là-bas.

Le trajet s’était plutôt bien déroulé, bien que la Vicomtesse eût fait quelque peu la moue, lorsque son époux insista pour prendre une gueuse avec eux, et dans le même coche, qui plus est.

Norf ! Une femme de rien aux côtés des nobles qu’ils étaient. Le beau tableau que voilà !
Maryan préférait ne point s’imaginer les regards ébaubis des Lochois lorsqu’ils verraient arriver leur petit groupe.
Son époux avait parfois de drôles de lubies, que sa jeune compagne avait grand mal à comprendre afin d’agir en conséquence.

La compagnie de la gueuse ne s’était cependant point révélée désagréable outre mesure.
Pas plus qu’elle n’avait représenté une source de joie complète, d’ailleurs.

À vrai dire, la damoiselle d’Ambroise avait espéré que ce voyage serait l’occasion pour le jeune couple de se retrouver, et de profiter de ce long trajet pour amener des discussions qu’ils avaient bien peu eu l’occasion d’avoir ces temps-ci, Valatar étant très souvent absent du domaine familial, et son épouse ne le voyant que fort peu.

C’est pourquoi elle n’avait accueilli la gueuse que de mauvaise grâce, bien qu’ayant mis un point d’honneur à rester courtoise.
Elle se devait de toute manière d’accepter la décision de son époux, et se garda donc bien de formuler la moindre protestation devant lui.

D’ailleurs, elle oublia bien vite sa contrariété, toute à la joie qu’elle ressentait d’enfin repartir sur les routes, et de voir d’autres paysages que les mornes plaines berrichonnes, qui avaient pourtant leur charme, il fallait bien l’avouer.

Maryan manifesta grandement son enthousiasme, se montrant volubile et pleine d’entrain auprès de son époux, tandis qu’elle n’accorda que quelques paroles et regards à la gueuse.
Elle craignait que cette dernière, en voulant formuler réponse à la Vicomtesse, ne fasse à nouveau l’étalage de son vocabulaire de charretier qu’elle avait eu ce fameux soir de bal où la jeune Vicomtesse l’avait entrevue.

Enfin ils arrivèrent dans les rues de Loches, et la jeune femme fût plus que soulagée de pouvoir mettre pied à terre, relevant gracieusement sa longue jupe de taffetas mauve.



Valatar a écrit:
Allons! Montrésor!

Le cocher resta penaud un petit instant. Il se gratta la tête avant de prononcer, tout bas, comme un enfant qui doit avouer qu'il a fait ce qu'il ne devait pas faire.

C'est que Monseigneur ne m'avait pas habitué à une telle familiarité...

Plaît-il? Cocher, je te ferai battre si tu ne files pas, et vite, à Montrésor.

Il le regarda de travers. Avait-il bien entendu "Ah! Mon trésor!"?

Fort bien, Monseigneur, mais où dois-je aller?

Au Château de Montrésor! N'est-ce-pas clair? Le Vicomte Charles de la Roseraie a eu la gentillesse de nous offrir le gîte, à mon épouse et moi.

Là, le cocher était passé de rouge à écarlate. Il monta à toute vitesse à sa place et fouetta l'attelage. Comment diable allait-il trouver ce château? Il entama sa recherche...
...Quatre heures plus tard, il arrêtait les roues de sa voiture devant le portail du Château de Montrésor.

Le vicomte pris le bras de sa femme et l'aida à descendre. Le couple se présenta alors au personnel de maison, qui le conduisit au maître des lieux. C'est en entrant que Valatar pris conscience que les gestes simples qui s'accomplissaient actuellement étaient impossibles quelques mois auparavant, et qu'il se réjouit de ce que la paix fût signée et bien engagée, entre son Berry si cher, et cette Touraine si hospitalière.



Tcharly a écrit:
Alors que Brisepif reprenait sa respiration pour commencer son petit discours, T'Charly le coupa dans son élan d'un geste de la main.

Je crois entendre du bruit, surement mes invités, va donc les accueillir et je vous rejoindrais dans le hall.

Une fois en compagnie de Valatar et de sa compagne, T'Charly tenta de les accueillir avec les formes d'usage.

Bienvenue au Château de Montrésor. J'espère que vous avez fait bon voyage et que ma demeure sera à votre convenance. Entre nous, vous serez mieux ici qu'au centre ville de Loches, les auberges sont plutôt confortables mais le bruit que fait la populace le matin est insupportable...

T'Charly fit un petit signe à Pierre pour qu'il se rapproche.

Pierre va vous montrer vos appartements. Si vous avez une requête particulière, n'hésitez pas à lui demander. Vous êtes ici comme chez vous.


Maryan a écrit:
Ils avaient flâné dans les rues et tavernes de Loches quelques temps, avant de retourner dans ce maudit coche et de prendre la route jusqu’au castel du Vicomte de Montrésor. Ce dernier les avait fort aimablement invités à prendre repos et subsistances en son magnifique domaine, pour les quelques jours qu’ils passeraient à Loches et ses environs.

Maryan était charmée de cette attention, et l’estime qu’elle commençait à porter envers les Tourangeaux ne s’en trouvait que rehaussée un peu plus encore.
Il faut bien le dire : elle avait longtemps gardé rancœur des tourments de la guerre aux Tourangeaux, mais le temps et la réflexion lui avaient appris à voir ce peuple autrement, et à reconsidérer son jugement quelque peu excessif.

Aussi avait-elle rapidement su accepter et admirer l’hospitalité des Lochois, qu’elle avait pu constater en pénétrant dans plusieurs de leurs tavernes, où elle avait toujours reçu un accueil des plus charmants.

Enfin ils parvinrent au castel du Vicomte Charles de la Roseraie, noble sieur au visage amène et au port admirable, dont la compagnie se révéla fort agréable.


« Grand merci, Monseigneur. C’est fort aimable à vous de nous accueillir icelieu. Vous avez là un bien charmant domaine ! »


Maryan a écrit:
Ils avaient passé un fort agréable séjour, et Maryan avait été plus que ravie de l’accueil bienveillant des Tourangeaux.
Leurs tavernes, pleines de vie, s’étaient révélés être des lieux fort sympathiques, et la jeune Vicomtesse avait grandement apprécié d’y flâner pendant des heures et des heures.

Leur hôte, le Vicomte de Montrésor, les avait hébergés avec la plus grande amabilité, et Maryan n’avait cessé d’admirer son domaine, vaste et imposant.

Une seule chose turlupinait la jeune femme : l’attitude quelque peu déroutante de la gueuse qui accompagnait le couple dans leur voyage, sa familiarité avec le Vicomte en particulier.
La damoiselle d’Ambroise ne parvenait point à comprendre son époux. Se laisser tutoyer ainsi par une gueuse, une femme de rien, une génitrice de bâtard ! Cela en avait surpris plus d’un, Maryan en premier lieu.

Il avait éludé la question, lorsqu’elle lui avait demandé la raison de ce « laisser-faire ».
Elle n’avait pas insisté. Ce n’était pas convenable.
Cette familiarité avec cette espèce de saltimbanque au vocabulaire de charretier ne plaisait guère à la Vicomtesse, mais elle ne se permit aucun reproche, aucune remarque, se contentant simplement d’épancher légèrement sa colère auprès de la mairesse de Loches, Dame Titoukiki, une bien charmante femme qui l’avait écoutée et s’était offusquée en même temps qu’elle.

Elle aussi avait trouvé les manières de la gueuse peu appropriées. Elle aussi avait trouvé que Maryan faisait preuve de bien de réserve et de calme.
Mais enfin… Qu’avait-elle à dire ?
Son époux ressentait une certaine amitié pour cette femme, qu’il disait. Il n’y avait rien à redire à cela.

Elle l’avait pourtant bien entendu, le soir venu, alors qu’ils étaient tous deux rentrés de taverne pour cause de maux de tête lancinants de son côté à lui, et qu’ils avaient tous deux regagnés leur chambre respective, elle l’avait bien entendu, donc, se glisser hors du castel après quelques temps (les minutes sans doute nécessaires pour qu’il croit son épouse endormie) et rejoindre on ne savait quel lieu ailleurs, loin d’ici, loin d’elle.

Quelle besogne avait-il à accomplir à pareille heure ?
Etait-ce ses maux de tête qui s’étaient soudain dissipés, et avaient laissé place à une insomnie tardive ?
Quelles raisons enfin pouvaient bien le tirer hors de sa couche à presque minuit passé ?

Maryan n’aurait su dire, et ne voulait point trop y penser, à la vérité. Elle s’endormit doucement, si épuisée que même l’amertume ou la révolte, si prompte à surgir chez elle, lui demeuraient étrangères.



CHINON :


Maryan a écrit:
Au fil des jours, la présence de la gueuse et les efforts d’amabilité qu’elle se devait plus ou moins d’accomplir rendaient Maryan de plus en plus irascible. D’autant plus, d’ailleurs, qu’elle dormait chaque nuit seule.

Arrivée à Chinon, et alors que Maryan avait décidé, avec l’accord de son époux, de s’attarder dans la boutique d’un artisan en orfèvrerie fort talentueux, sa camérière, Matheline, qui l’accompagnait, la regarda en soupirant, et se permit une remarque, chose qu’elle ne faisait jamais d’habitude, bien qu’elle obtenait toutes les confidences de sa maîtresse.


« Vous vous tourmentez trop, Vicomtesse. Vous êtes fébrile, cela se sent. Vous ne dormez plus, et votre visage en porte la marque : yeux cernés, traits tirés. Au lieu de suspicion, pensez plutôt reconquête ! Il faut faire meilleure figure, allons ! »

Ces paroles ébranlèrent l’entêtement de la Dame d’Ambroise. Elle réalisa soudain que tout ceci devenait une obsession qui la minait et occupait tout son temps ou presque. Sans compter ses devoirs de piété qui s’en trouvaient négligés.

Il lui fallait se ressaisir. Ne pas s’attarder bêtement aux intrigues de femmes lubriques et de maris en mal de volupté.
Le besoin d’air et d’espace, et aussi de libérer son trouble et sa colère, n’avait pas tardé à reprendre le dessus.
Pendant que son époux s’affairait en ville, donc, et que la gueuse traînait ses miches on ne savait où, la Vicomtesse se décida à se détendre un peu avec une petite chasse au vol.

Elle avait fait emmener avec elle, pour le voyage, un de ses meilleurs éperviers, animal superbe au plumage gris-bleu barré d’orangé.
Ce qui était au départ un caprice de noble se révélait bien utile à présent, et Maryan fût heureuse de pouvoir s’exiler quelques temps dans la campagne tourangelle, accompagnée seulement d’un valet et de sa camérière, qui ne la quittait plus.

L’épervier prit son envol, et, après quelques minutes de recherche, piqua bien vite sur un lièvre, plantant ses serres jaunes dans son corps maigrelet, le plaquant violemment au sol et achevant sa capture par une mise à mort brutale.

Mmmmh… La belle image que voilà !
La Vicomtesse frémit imperceptiblement, envahie par une sensation étrange et indéfinissable.
Si on le lui avait demandé, elle aurait joué le rôle de l’épervier sans hésitation aucune.
Mais la nature était ainsi faite qu’elle lui avait donné d’autres armes qu’un bec pointu et des serres puissantes. Il fallait bien s’y faire…

L’air satisfait, la gente Dame retourna en ville après quelques heures, et eût tôt fait de retrouver son époux.



Citation :
Maryan revint de sa chasse avec l'esprit apaisé du général entrant en guerre et prêt à assumer son destin.
L'oeil conquérant, elle entra dans l'auberge où devait se trouver son époux, mais n'y aperçût que sa camérière, Matheline, qui d'ailleurs vint vers elle rapidement, porteuse de nouvelles.


"Ah Madame ! Nous nous inquiétions à votre sujet. Ôtez donc votre manteau, il fait chaud comme dans un four, ici."

Lui prenant son manteau...

"J'ai une bien étrange nouvelle à vous apprendre, Madame. Figurez-vous que la jeune femme qui vous accompagnait -vous savez, celle pour qui Monsieur Votre Epoux s'est pris d'amitié- (regard entendu) Eh bien figurez-vous que cette demoiselle a été enlevée !"

La Vicomtesse se figea, le regard soudain lumineux.

"Enlevée... Vraiment ? Comment donc ?

- Ici même, Madame. Il paraîtrait que Messire votre époux était avec la damoiselle, alors, et qu'il ait ainsi tout vu de la scène. Mais il n'en a pas soufflé un mot de plus, et est parti alerter les autorités dès qu'il l'a pu. On ne l'a point revu depuis. Il ne saurait tarder à revenir, à présent."


Maryan resta de marbre, attentive, un bon millier de pensées la traversant dans le même temps.
Ainsi donc la pouliche avait été enlevée...
La Vicomtesse se demanda quel brigand pouvait être assez idiot pour vouloir s'encombrer d'une laie malodorante pareille. Puante et sans le sou. La belle prise que voilà !
Tsss les bandits de nos jours... aucune jugeotte !

Mais enfin, il fallait avouer que cet imbécile-ci servait ses affaires, à elle.
Bon débarras ! Une graine de bordel en moins !

La jeune femme esquissa un sourire cruel et comblé. En fin de compte, l'abruti malandrin lui avait grandement facilité la tâche. En un enlèvement, il lui avait évité des années de confession et de repenti feint, ainsi qu'une mort sur la conscience. Car nul doute que l'orgueilleuse noblionne aurait finit par envoyer quelques spadassins véreux.
Maryan émit un petit rire féroce. Le destin faisait fort bien les choses, au final. Voilà qui était parfait. Tout bonnement parfait.

La triomphante Vicomtesse alla tranquillement s'installer dans un fauteuil près de la cheminée, tandis que sa camérière lui apportait quelques bouchées de brioche accompagnées de vin de framboise.
Dans le regard azuré de la jeune femme se mêlaient des éclats d'âpreté et de vengeance satisfaite. La douceur des traits contrastaient avec ces yeux froids, traversés de lueurs victorieuses.
L'heure de la revanche avait sonné...

_________________
Maryan d'Ambroise - Vicomtesse douairière de Culan
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